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L'ACTION - News

Les Giselles électrisent le Centre Desloges 

 December 21 2011
by Jorge Oliveira


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Le Centre communautaire régional de London (CCRL) et le Cercle des copains ont invité Les Giselles pour un dîner dansant. Une soirée remuante appelée à rester dans les mémoires d’invités particulièrement actifs sur la piste de danse. Reportage.

Alexandrie, Alexandra. Il a suffi d’un titre, celui de Claude François en l’occurrence, pour justement électriser l’auditoire qui n’attendait apparemment que cela pour pousser les tables, faire bringuebaler les chaises, et s’enflammer sur la piste de danse. Dans la salle, une partie des convives, celle qui n’a pas – encore – rejoint le groupe de danseurs en quasi phase de combustion spontanée sur la piste, observe la scène : Â« Je viens tous les ans au souper du Cercle des copains. Il y a toujours eu de l’ambiance, mais là, quelque chose est différent Â», commente Yvette Nadeau.

Quelque chose de différent? Mme Nadeau a vu juste. Le souper et le bal qui a suivi n’étaient pas organisés par le Cercle des copains, qui opérait jusque-là en solo, mais cette fois-ci en duo avec le Centre communautaire régional de London (CCRL). La différence vient donc de là, dans l’ampleur des moyens, dans l’organisation pointue de la soirée et probablement aussi dans la volonté commune des deux organismes d’inscrire leur premier tandem festif dans les annales des soirées réussies.

Dans la bouche de la présidente du Cercle des copains, Suzanne Holmes, qui revenait sur les raisons de ce salutaire compagnonnage, ça donnait ceci : « Je crois que ce modèle de collaboration est le signe que nous ferons encore équipe dans le futur Â». Même son de cloche du côté de la présidente du CCRL, Lise Béland. « Les gens s’amusent et c’est tout ce qui compte. On avait tout organisé dans ce sens, réunir les publics des deux associations pour que la communauté soit vraiment rassemblée Â», s’enthousiasme-t-elle, avant de se lancer à son tour dans la danse.

Pour mieux décrire la soirée, sans doute est-il plus juste de parler de deux séquences distinctes. Il y a donc une première phase, celle du souper, de facture classique, avec ses convenances, ses petits plats dans les grands, ses conversations hésitantes et le drapé délicat des tables habillées de parme, bref, toute une assistance bien mise attendant patiemment de passer au buffet. Les choses auraient pu en rester là et tout le monde gentiment rentrer chez soi bien content.

Sauf qu’après cette sage mise en bouche, on est enfin passé au plat de résistance de la soirée, avec l’entrée en scène des Giselles, qui n’y sont pas allées avec le dos de la cuillère pour enflammer la piste. Les Giselles? Le lecteur de L’Action ne se souvient probablement pas, mais dans ces mêmes colonnes le trompettiste et arrangeur, Benoît Clément, avait alors prévenu : partout où le groupe originaire de Sudbury pose ses amplis, l’ambiance chavire du côté de l’euphorie, Pandora, sa diva excentrique montée sur ressorts, et ses cuivres à réaction étant pour beaucoup dans cette subite poussée de fièvre collective.

Après coup, on comprend le sens de sa prophétie. Si Les Giselles sont des virtuoses dans la reprise à la sauce swinguée des classiques du répertoire français, le groupe n’a pas non plus son pareil pour mettre la piste sens dessus dessous et lui faire franchir le mur du son.

« Je ne sais pas quoi dire, commentait la directrice générale du CCRL, Rita-Giroux Patience. C’est comme voir sa famille se réunir autour de l’arbre de Noël pendant les Fêtes et les voir heureux, tout simplement heureux. Â» Famille, euphorie collective et esprit de fête : ce soir-là, tout le monde avait l’impression d’avoir approché de près, jusqu’à la toucher, la sainte trinité des bonheurs accomplis.



 L'ACTION - News

Des séances de formation participatives au CCRL

December 21 2011

by Jorge Oliveira

 

 


 

Tous les mois les éducateurs de L’Escale suivent une formation au Centre communautaire régionale de London. Une rencontre particulièrement attendue.

Les éducateurs de L’Escale attendent la prochaine racontre avec impatience. D’habitude, ce n’est pas le genre de commentaires que l’on entend dans la bouche d’adultes que l’on invite à venir suivre une formation. D’habitude non, sauf au CCRL, où les éducateurs de L’Escale y viennent en nombre et au pas de course pour assister à leur désormais très attendu rendez-vous mensuel : un cours d’actualisation express sur les normes en vigueur dans leur secteur de métier, à savoir les services de garderies. « Je ne suis pas obligée de la faire mais c’est quelque chose que je voulais instituer pour optimiser les compétences de mon équipe et renforcer sa cohésion Â», sourit la directrice générale Rita-Giroux-Patience, encore émue de recevoir des courriels de remerciement pour sa dernière prestation.

Prestation de formation, vraiment? Si l’on se fie aux éclats de rire dont résonnaient encore les couloirs du CCRL après la dernière réunion de formation, on a toutes les raisons d’en douter. Mais il s’agit bel et bien d’une séance de travail. Certes peu commune, mais séance de travail quand même. Car si le fond de l’affaire reste très sérieux au regard du sujet traité, les lois et règlement relatifs à l’encadrement des enfants, la forme, elle, est d’une autre nature : ludique et participative. « Chaque fois, j’essaie de trouver un façon originale de présenter cette formation. Il faut réussir à faire passer une matière compliquée tout en maintenant leur attention Â», précise encore la directrice générale.

Le mardi 6 décembre, c’est pour la méthode Jeopardy que cette dernière a opté. Calquée sur le modèle de la célèbre émission de variété, sa formation a consisté à donner juste des réponses. Le défi pour les éducateurs ahuris mais rapidement pris eu jeu était de formuler les questions correspondantes. « Cela leur a pris 15 minutes, mais après de ce laps de temps, tout le monde a embarqué Â», dit-elle encore.

Sous leurs dehors décontractés et bon enfant, ces réunions présentent un autre intérêt, qui est de permettre aux participants de formuler divers remarques d’amélioration concernant leur travail. Une forme de boîte à suggestions, comme il en existe dans certaines compagnies, à la différence ici que celles-ci se font en direct, ce qui donne lieu à des échanges particulièrement riches et instructifs. « Ce sont nos éducateurs qui sont sur le terrain. Ils sont donc à même de me dire ce qui ne va pas, comment y remédier et donc rendre nos services réactifs Â», sourit Mme Giroux-Patience.

Seulement voilà, après avoir fait preuve jusqu’ici de créativité et d’originalité pour animer ces séances de formation, les idées commencent maintenant à manquer. Cela devient donc de plus en plus dur de surprendre. Et ce d’autant que les éducateurs en redemandent et qu’ils s’attendent donc toujours à être pris au dépourvus. Son idée pour la prochaine rencontre? « Si quelqu’un a en une, qu’il ne se gêne pas pour me la donner…», conclut-elle.

Photo : Les éducatrices suivent ces formations.