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Un défilé multiculturel de haute tenue à London |
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L'ACTION - News
Un défilé multiculturel de haute tenue à London
March 28 2012
by Jorge Oliveira

Le Centre communautaire régional de London a fêté le mardi 20 mars la Semaine de la Francophonie en organisant un défilé aux couleurs internationales. Une promotion de la diversité culturelle accompagnée d’un tour du monde culinaire.
Il y a mille et une façons de célébrer la francophonie. En chantant son répertoire musical tout festonné de folklore. En compulsant l’écheveau un brin emmêlé de son histoire. En déroulant la frise de ses mythes et ses légendes, lesquels ne manquent pas. Bref, tous les angles sont possibles.
Le Centre communautaire régional de London, lui, a opté le mardi 20 mars pour une francophonie sous toutes les coutures avec un défilé de mode multiculturel agrémenté d’une dégustation culinaire elle aussi à la sauce cosmopolite. « On voulait faire quelque chose qui montre que la communauté a un visage multiple et que les gens qui la représentent viennent de partout dans le monde », explique Rita-Giroux Patience, directrice générale du CCRL. Autant dire d’entrée, le but a été atteint.
La diversité est un plat qui se mange à toutes les sauces. Ceux qui ne le savaient avant de rendre à cette soirée épicée sont maintenant au parfum. Si certains convives arrivés au point de satiété ultime n’ont pas pu goûter à tout, les mêmes ont pu néanmoins voir que de la Caraïbe à l’Amérique latine, de l’Afrique à l’Asie, la gastronomie, peu importe son territoire d’origine, est sans doute le seul phénomène migratoire qui ne connaisse pas de frontières, celles du goût notamment.
Sinon, comment expliquer que la majorité des participants soit passée, sans rechigner, de la banane plantain aux bouchées de riz Djolof, du beignet frit aux autres douceurs dont l’orthographe trop compliquée pour être retranscrite ici signe incontestablement la provenance et les mystères exotiques. Un buffet-monde qui n’aurait pas vu le jour sans le grain de sel de la directrice générale du Carrefour des femmes, Émilie Crakondji.
Un défilé de bons petits plats qui a été une parfaite mise en bouche avant de lancer la suite : le défilé de mode. Âgés de 7 à 20 ans, tous les modèles ont été recrutés dans les écoles francophones pour porter les couleurs nationales de la carte du monde. Brésil, Bolivie, Europe de l’est, Afrique subsaharienne, etc. : « Chaque costume a été dessiné en suivant les modes des différents pays. On pouvait voir que dans certains d’entre eux, on préfère la manche courte quand ailleurs les mœurs sont davantage à la longue ou aux effets bouffants », commente Mme Giroux-Patience.
Une garde-robe internationale entièrement dessinée et confectionnée par Gloria Rubiano, connue pour jouer du dé à coudre quand ses fonctions d’assistante à l’Escale, le programme avant et après du CCRL, lui en laissent le loisir.
Et comme ce genre d’agapes en couleurs ne sauraient se terminer autrement qu’en musique, personne ne sera surpris d’apprendre que la soirée s’est achevée les bras levés vers le ciel et le corps animé par des rythmes traditionnels. |
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Les enfants sous le charme du magicien Éric Leclerc |
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L'ACTION - News
Les enfants sous le charme du magicien Éric Leclerc
March 28 2012
by Jorge Oliveira

L’artiste Éric Leclerc a présenté son spectacle Mystéric et Mathémagie le dimanche 18 mars au Centre communautaire régional de London. Un spectacle organisé en partenariat avec La Ribambelle.
Que les parents d’Éric Leclerc soient ici remerciés. Sans eux, le monde de la magie et du spectacle n’aurait pas eu le bonheur de faire sa connaissance. Où qu’il soit au Canada, en lice pour le titre de meilleur magicien du pays ou dans le gymnase du Centre communautaire régional de London (CCRL), l’artiste commence toujours par adresser mot de gratitude à ses parents.
S’ils ne lui avaient pas offert son premier kit de magie à Noël, explique-t-il à son public ce dimanche 18 mars, rien de tout cela n’aurait été possible.
« Mon spectacle n’est pas à proprement parler un cours de mathématiques mais une invitation collective à passer outre les supposés mystères qui les rendent si impressionnants aux yeux de nombreux enfants », raconte le jeune homme originaire d’Ottawa.
« Je me souviens avoir été morte de rire quand je l’ai vu à Contact Ontarois, commente Rita Giroux-Patience. C’est vraiment un artiste à part, son spectacle s’adresse aussi bien aux parents qu’aux enfants. »
Dans le gymnase du CCRL, une cinquantaine de personnes sont venues se rendre compte par elles-mêmes des talents comiques que l’on prête à cet artiste. Sa réputation, démultipliée le bouche à oreille communautaire et le site YouTube, en fait une pointure dans son domaine.
Et c’est vrai, pendant le spectacle, tout le monde se tient les côtes. Les enfants, mais aussi les adultes, auxquels Éric Leclerc adresse une série de bons mots cryptés. Des parents qui découvrent avec jubilation que le jeune homme n’a pas son pareil dans le très périlleux mélange des genres : tours de magie et humour grinçant y font un bon et décapant ménage.
Le voici qui fait mine de maltraiter un oiseau pour les besoins d’un numéro. L’assistance fait entendre un fou rire mêlé de soulagement lorsque le bourreau facétieux leur montre que l’oiseau en question est factice.
« Surtout ne faites pas ça à la maison les enfants, lance-t-il, avant d’enchaîner : sauf si vous le mettez sur YouTube... » Fous rires garantis chez les parents, qui goûtent ses traits d’humour noir mâtinés de provocation. Et chez les enfants, ravis, pour une fois, de ne pas assister à ce genre de spectacle où on leur susurre une enfilade de niaiseries.
« Malgré le temps splendide dehors, les familles sont venues nombreuses assister à notre spectacle. C’est la preuve que notre stratégie pour le CCRL, en faire un lieu d’accueil pour toute la famille, commence à prendre forme. En plus, on ne pouvait pas rêver mieux pour lancer la Semaine de la francophonie », s’enthousiasme Lise Béland, présidente du CCRL. |
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L'ACTION - News
Les Giselles électrisent le Centre Desloges
December 21 2011 by Jorge Oliveira

Le Centre communautaire régional de London (CCRL) et le Cercle des copains ont invité Les Giselles pour un dîner dansant. Une soirée remuante appelée à rester dans les mémoires d’invités particulièrement actifs sur la piste de danse. Reportage.
Alexandrie, Alexandra. Il a suffi d’un titre, celui de Claude François en l’occurrence, pour justement électriser l’auditoire qui n’attendait apparemment que cela pour pousser les tables, faire bringuebaler les chaises, et s’enflammer sur la piste de danse. Dans la salle, une partie des convives, celle qui n’a pas – encore – rejoint le groupe de danseurs en quasi phase de combustion spontanée sur la piste, observe la scène : « Je viens tous les ans au souper du Cercle des copains. Il y a toujours eu de l’ambiance, mais là, quelque chose est différent », commente Yvette Nadeau.
Quelque chose de différent? Mme Nadeau a vu juste. Le souper et le bal qui a suivi n’étaient pas organisés par le Cercle des copains, qui opérait jusque-là en solo, mais cette fois-ci en duo avec le Centre communautaire régional de London (CCRL). La différence vient donc de là, dans l’ampleur des moyens, dans l’organisation pointue de la soirée et probablement aussi dans la volonté commune des deux organismes d’inscrire leur premier tandem festif dans les annales des soirées réussies.
Dans la bouche de la présidente du Cercle des copains, Suzanne Holmes, qui revenait sur les raisons de ce salutaire compagnonnage, ça donnait ceci : « Je crois que ce modèle de collaboration est le signe que nous ferons encore équipe dans le futur ». Même son de cloche du côté de la présidente du CCRL, Lise Béland. « Les gens s’amusent et c’est tout ce qui compte. On avait tout organisé dans ce sens, réunir les publics des deux associations pour que la communauté soit vraiment rassemblée », s’enthousiasme-t-elle, avant de se lancer à son tour dans la danse.
Pour mieux décrire la soirée, sans doute est-il plus juste de parler de deux séquences distinctes. Il y a donc une première phase, celle du souper, de facture classique, avec ses convenances, ses petits plats dans les grands, ses conversations hésitantes et le drapé délicat des tables habillées de parme, bref, toute une assistance bien mise attendant patiemment de passer au buffet. Les choses auraient pu en rester là et tout le monde gentiment rentrer chez soi bien content.
Sauf qu’après cette sage mise en bouche, on est enfin passé au plat de résistance de la soirée, avec l’entrée en scène des Giselles, qui n’y sont pas allées avec le dos de la cuillère pour enflammer la piste. Les Giselles? Le lecteur de L’Action ne se souvient probablement pas, mais dans ces mêmes colonnes le trompettiste et arrangeur, Benoît Clément, avait alors prévenu : partout où le groupe originaire de Sudbury pose ses amplis, l’ambiance chavire du côté de l’euphorie, Pandora, sa diva excentrique montée sur ressorts, et ses cuivres à réaction étant pour beaucoup dans cette subite poussée de fièvre collective.
Après coup, on comprend le sens de sa prophétie. Si Les Giselles sont des virtuoses dans la reprise à la sauce swinguée des classiques du répertoire français, le groupe n’a pas non plus son pareil pour mettre la piste sens dessus dessous et lui faire franchir le mur du son.
« Je ne sais pas quoi dire, commentait la directrice générale du CCRL, Rita-Giroux Patience. C’est comme voir sa famille se réunir autour de l’arbre de Noël pendant les Fêtes et les voir heureux, tout simplement heureux. » Famille, euphorie collective et esprit de fête : ce soir-là, tout le monde avait l’impression d’avoir approché de près, jusqu’à la toucher, la sainte trinité des bonheurs accomplis.
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